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Publiée le 19 décembre 2025

L´avenir de notre planète

En novembre a eu lieu la COP 30. Une nouvelle étape pour les Etats du monde entier pour poursuivre la route commune face au réchauffement climatique. Elle a eu lieu à Belém, en Amazonie brésilienne. Tout un symbole.
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La force de ce lieu emblématique n’aura pas suffi à permettre des avancées à la hauteur des enjeux.

Des tensions sont rapidement apparues entre des pays du Nord focalisés sur la baisse des émissions de CO2 et les pays du Sud global, fortement impactés par le réchauffement climatique, qui demandaient davantage d’aide pour s’adapter. Au final, un triplement de l’aide à l’adaptation a été inscrit comme objectif dans le texte final. Mais l’origine prévue de ces fonds et les mécanismes prévus de financement restent flous.

Surtout, alors que la COP de 2023, à Dubaï, avait quand même permis d’inscrire « la sortie des énergies fossiles » comme horizon partagé, voici que cette mention a disparu en Amazonie !  En protestation, certains pays ont bien failli ne pas signer l’accord. Il n’a été sauvé in extremis que par une mention du « consensus des Émirats arabes unis » dans le texte final.

Faudrait-il alors désespérer des COP ?

Non, désespérer serait abandonner. Et, de fait, l’on sait que, sans les COP, le bilan climatique mondial serait pire. Même insuffisantes, Bélem a permis quelques avancées, tel le mécanisme pour la transition écologique juste en faveur des pays dont l’économie est impactée par l’abandon des fossiles. Un groupe de pays, menés par la Colombie, ont décidé de créer un processus volontaire plus ambitieux que les COP. Dans un contexte mondial tendu, les COP restent des lieux de multilatéralisme. Et la signature de l’accord souligne cette volonté, fragilisée mais encore réelle, d’avancer ensemble.

Cependant, les COP sont bien souvent le reflet des attentes des citoyens. Les gouvernements n’avanceront qu’à la condition qu’ils perçoivent une certaine pression de leurs populations. Aussi, tout citoyen, en s’engageant avec d’autres, a un rôle à jouer. La vie religieuse aussi. Avant Bélem, des instituts religieux ont entrepris un plaidoyer pour la justice climatique. Il importe qu’ils continuent de maintenir cette vigilance active et que, nous, Auxiliatrices, restions présentes à ces enjeux.

Tout en nous rappelant qu’exhorter les Etats à s’engager ne peut se faire qu’en changeant aussi à notre échelle. Cela nous invite alors à chercher sans cesse les moyens de faire notre part par un mode de vie plus sobre et plus respectueux de la Création.

Hélène Noisette, Bobigny (banlieue de Paris), enseignante en éthique sociale et environnementale aux Facultés Loyola Paris